Foals - Trabendo - 16/04/08

Foals.jpgFoals, pour la 3ème fois sur Paris, c’était ce soir au Trabendo. Le groupe du moment dont on vous a archiparlé lors de leur venue a la Maroquinerie mais aussi avec la petite revue d’”Antidotes” leur excellent premier album.

Les oxfordiens qu’on connait bien débarquent à 21h00 sur la scène du Trabendo, à noter qu’aucune première partie n’aura été présente ce soir! Une première si l’on peut dire ! Et oui, les jeunes anglais ne voulaient pas que leurs instruments soit changés de place lors du passage de la premiere partie à leur set. Petit scandale de mini star quand même…

Bref, les gars sont là, bien présents, toujours la même non chalance lors de leur arrivée sur scène mais toujours la même surprise lors des premiers accords: ça dépote, pour le plus grand bonheur du public Parisien. Public Parisien que le groupe se dit adorer, malgré le fait d’avoir joué à Rome la veille à une heure du mat’, apres le voyage, la nuit courte, et un détour par la Fnac sans doute pour vendre 5 albums de plus en plus des 25 certainement vendus sur le territoire franchouillard.

Peu importe les conditions, le groupe se fait plaisir, le fameux “Two Steps, twice” redonne du tonus à la prestation, placés un peu plus dans la fosse nous réalisons que l’ambiance est au max ce soir, ça fait plaisir à voir et à entendre … du moins jusqu’au 35 premières minutes avant que le groupe annonce que ce sera la dernière chanson. Oooooh, dit le public. Petit rappel, 3-4 chansons bien enlevées, un petit tour du chanteur par le public, et on remballe. 50 minutes montre en main, le concert se termine pour notre plus grand malheur, on reste quand même sur sa fin, on attendait un peu plus de “Foaslie” ce soir…

11 Responses to “Foals - Trabendo - 16/04/08”

  1. Boule Says:

    Vraiment bien la vidéo… le son est un peu pourri, mais on se rend bien compte de l’énergie dépensée !

    D’un point de vu général, pour ma part 45 minutes de concert… c’est TRES limites !

  2. Fa_sol Says:

    Merci pour les photos!

    Difficile de ne pas rester sur sa faim, c’est clair, tant on a envie de prolonger le moment avec eux…

    Malheureusement, ils l’ont pas grand chose d’autre à proposer nos gaillards à part 1-2 faces B, qu’ils ne jouent de toute manière jamais.

    Je me demande ce que ça peut rendre en festival devant un public pas forcément tout acquis à leur cause (solidays, meme jour que Gossip et Vampire Weekend si je dis pas de connerie…).

  3. Ginofelino Says:

    Hello!
    Bravo pour le Blog et les photos!
    Dites, c’était filmé hier,non? je me demande pour qui? et surtout si il y a un moyen de chopper ça qq part!
    (ou meme un petit Bootleg pris sur la table de Mixage…
    Car c’était court, certes mais franchement dément.
    J’ai gardé une espèce de sourire toute la soirée, jusque dans mon lit!!!
    Ciao!
    G

  4. Juliet Says:

    C’est sûr que le concert était un peu court, mais l’ambiance était là, c’est le principal !
    pareil, je cherche un bootleg, et même si vous avez des sites où on peut trouver des photos du concert … merci d’avance !

  5. Mpette Says:

    C’est clair excellent concert hier soir, superbe ambiance (malgré 1 heure d’attente) !
    Dommage que le concert n’ait pas duré plus longtemps, j’ai vu cette soirée défiler tellement vite que j’aurais bien voulu un rappel…

    Sinon, belles photos, même si y’a beaucoup de Yannis… ;)

  6. June Says:

    Je suis d’accord que 45 min .. c’est trop limite .. :s

    Ils donnent encore plus d’énergie dans une petite salle que certains groupes dans des zénith
    Du début à la fin, et pour n’importe quelle chanson, ils dégagent une pèche éééénorme <3
    Ils donnent envie de les revoir …

    Bien la vidéo, mais ça aurait été bien de montrer le public quelques secondes pour montrer les mouvements de foules =)

    + +

  7. Bapo Says:

    Très bon concert dans une très belle salle que je découvrais pour l’occasion. Malgré l’absence de première partie et malgré la brièveté de la prestation, ça reste l’un des concerts les plus cools que j’aie vu. Pas d’artifices mais tout dans l’énergie. Le son était parfait ce qui est rare. Très bonne ambiance, pardon à ceux qui m’ont subi lors des pogos.

    Espérons un deuxième album du même calibre… pour avoir plus de matière lors du prochain concert !

  8. Foals « Aχєlєу Says:

    [...] A propos de ce concert : ICI [...]

  9. Amiyo Says:

    Si vous parlez du concert d’hier (15/04/10) j’ai envie de crier à la supercherie, voire à l’emploi fictif de votre part: il y avait bel et bien une première partie, excellente d’ailleurs (le groupe anglais Invisible.) Et même si Foals a fait court, leur set a duré plus d’une heure quinze et non pas cinquante minutes - comme la plupart des groupes ayant à peine deux albums à jouer d’ailleurs - et “Two Steps Twice” n’a pas été jouée au milieu du concert mais à la toute fin… Je n’aime pas jouer les gros geeks pointilleux, mais sur cette revue vous êtes vraiment à chier. Votre manque de professionnalisme me crève les yeux: HONTE A VOUS!! J’en suis à espérer que vous n’avez pas été payés pour écrire cette misérable critique de concert. J’espère aussi que vous ne faisiez pas partie des relous qui ont gueulé parmi la fosse à des moments peu opportuns, auquel cas j’ai écrit sur ma liste à faire de devoir vous tuer, si je trouvais le temps de découvrir le secret de l’arme atomique dans ma vie… Fosse dont par ailleurs vous déclarez avoir fait partie: mais en avez-vous une preuve concrête ? Etiez-vous vraiment à ce concert vu cet article déplorable ???

  10. Amiyo Says:

    Pour Fa_Sol:
    J’ai oublié de préciser qu’ils ont déjà joué dans des gros festivals pas gagnés d’avance, notamment au Solidays que tu cites et où ils ont déjà joué y a deux ans: ils y ont été tout simplement excellents et la salle était pleine à craquer, donc je ne m’inquiète pas pour leur avenir scénique… Salutations.

  11. thomas Says:

    Cher Amiyo,

    tes propres imprecisions sont touchantes, les commentaires precedents évoquaient un concert de 2008 et non le concert de foals de 2010. Si tu avais vu Foals en live en 2010, tu aurais vu la différente.
    Route du rock 2008, Splendid Lille festival des Inrocks 2008, anniversaire de transgressive londres 2009, j ai prié pour remercier ce groupe, son génie, ses antidotes, sa matière dansante inouie. Ces 3 concerts figurent parmi mes meilleurs concerts vécus depuis 15 ans.
    Mais là, jeudi 15 avril 2010, j ai pleuré, Foals est mort.

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    Rappel des épisodes précédents. Avec « Antidotes » en 2008, les très jeunes anglais de Foals commettent un premier disque génial. A la suite d’une poignée de 45 tours remuants et explosifs (« Try this on your piano », « Hummer », « Mathletics », « Balloons »), cet album apporte un florilège de remèdes vertueux sous la forme de dix chansons majeures : l’inaugural « The french open » révèle un afro math-rock étonnanement chaloupé, suivi du tubesque et phénoménal « Cassius », à la suite une trilogie de perfect songs (« Red socks pugie », « Olympic Airways », et « Electric bloom »), puis soudain au milieu de la face B du disque surgit l’hymne « Two steps twice » et son finish absolument tonitruant. « Big big love » !

    Le groupe édite plusieurs de ces morceaux en 45 tours avec des B-sides plus calmes, mais toujours envoûtantes (« Glaciers », « Unthink this », « Titan Arum », « Gold gold gold »), tandis que parallèlement une avalanche de remixes plus ou moins géniaux (notamment par Supermayer, Dissjokke, Ewan Pearson, Kieran Hebden , Holy Fuck, Tensnake, Various Production ) donnent des contre-lectures tout aussi addictives de ces chansons chéries.

    Un série de concerts consacre sur scène le génie des Foals durant l’été 2008. A la Route du Rock à Saint-Malo, le groupe entame à 3 heures du matin avec le fameux XXXXX, intro live de 90 secondes montant en mayonnaise un précipité de math rock jouissif qui explosera plus tard. Puis, recoiffant sa mèche bouclée déjà légendaire, le leader chanteur Yannis Philippakis s’adresse au public et annonce : « the next song is Cassius », ce qui déclenche 45 minutes d’une danse furieuse et abondamment nourrie par les rythmiques du quintet d’Oxford, qui ne laissent pas un seul instant de répit aux fans pour gloser sur la technicité instrumentale manifeste du groupe. L’automne suivant, au Splendid à Lille, pour le festival des Inrocks, alors qu’on dit le groupe fatigué, la même puissance scénique est toujours au rendez-vous, et particulièrement intense sur « Electric bloom » et « Two steps twice ». Un an plus tard, à l’anniversaire de leur label Transgressive en septembre 2009 au club Heaven à Londres, le groupe dévoile sur scène quelques inédits dont « Alabaster » et « Spanish Sahara », qui amènent déjà le spectateur à cette question dangereuse : que faire si leur musique n est plus ultra-dansante, à part taper dans ses mains comme lors d’un enregistrement de Taratata? Mais, le reste du concert reprend heureusement la trame des live de 2008 (« XXXXX » en ouverture, « Two steps twice » en clôture) et fait bouger intensément un public londonien très motivé pour la danse joyeuse et collective.

    Le temps passe et au printemps 2010, la presse française remet le couvert du méga buzz en annonçant que le deuxième opus du groupe sera un des événements musicaux majeurs du premier semestre 2010. On se réjouit de la bonne augure journalistique, même si ces mêmes journalistes avaient pour la plupart complètement oublié de citer « Antidotes » dans leurs bilans de l’année musical 2008. Alors obsédés par MGMT et Vampire Week-end, peu de magazines avaient en effet évoqué le trésor de Foals dans leurs synthèses des incontournables de cette année-là…

    Peu de choses filtrent au sujet du nouveau disque annoncé pour le mois de mai. Les vidéos de live ou d’inédits (comme le vaguement ledzeppelien « Friptal ») ne sont pas légions et le secret est bien gardé, jusqu’à ce que le label mette en écoute tout d’abord « Spanish Sahara », puis le premier single annoncé « This Orient ». Et là, c est le drame. « This Orient » est mou du ventre, c’est une sorte de rengaine directement taillée pour les ondes radio de supermarché, calibrée pour devenir entêtant (y compris chez la ménagère de 50 ans) après plusieurs passages en caisse. Sauf que Blur ou Oasis avaient vraiment la classe pour réaliser des hymnes populaires, et que ce « This orient », malgré sa prétention mainstream grand public, n’a rien d’une grande chanson. Oulala. On n’était pas très enchantés par « Spanish sahara », mais c’est peut-être la moins pire des nouveautés à venir, cette lente complainte semble avoir au moins le niveau des faces B des singles issus d’Antidotes.

    L’épreuve du feu arrive au Trabendo le 15 avril, pour le troisième concert de cette tournée européenne, tournée qui précède curieusement la sortie du disque (peut-être s’agit il d’entretenir ou de massifier la flamme de « Antidotes » avant d’avouer la déconvenue du deuxième album ?). Sur scène, le groupe, un brin poseur, un brin absent, entame par une rythmique du feu de dieu, qui s’essouffle au bout de 20 secondes : il ne s’agit pas d’un nouveau XXXXX, mais de l’intro d’un nouveau morceau qui ne convainc pas du tout. Le public, sympathique, a envie d’y croire et tape dans ses mains. Puis, Foals interprète ses – déjà vieux – classiques, avec une maîtrise sans passion et un professionnalisme presque péripatéticien, et la foule exulte. Une foule qui commence à ressembler sérieusement au public des BB Brunes, il semble que la faune plus indie qui appréciait le math rock tonique des garçons d’Oxford ait quitté le navire.

    Aux côtés des 5 musiciens, un road’ maladroit pré-débouche les bouteilles d’eau de Ses majestés d’Oxford, puis surgit régulièrement durant le concert pour des interventions techniques aussi approximatives qu’inutiles. Est-ce une exigence du groupe ou bien un simulacre scénique à prendre au second degré ?

    Musicalement, le concert se résume à un étrange menu : ¾ de morceaux du génial « Antidotes » et ¼ de merdes molles et autres tentatives pseudo-groovy (« Miami » ou « Blue blood ») du nouveau album « Total Life Forever » à paraître en mai. Quantitativement, un quart, c’est peu, mais quand c’est savamment distribué tout au long du concert, c’est suffisamment rabat-joie pour étouffer dans l’œuf la joie qu’on espérait ressentir avec ces retrouvailles. Bien sûr, le final « Two steps twice » est toujours aussi efficace, mais l’ensemble a globalement perdu de sa superbe.

    La question est à la fois stéréotypée et cruciale : Est-ce possible d’apprécier un concert simplement parce que le groupe joue d’anciens bons morceaux au milieu de nouveautés médiocres ? Est-ce possible que la nostalgie soit suffisamment forte pour compenser le dépit face aux médiocres actualités ? Est-ce possible de fermer les yeux et les oreilles sur les ratés d’aujourd’hui pour apprécier pleinement les plaisirs d’autrefois ? Non, vraiment pas, et c’est même assez triste.

    Cette reculade à défendre les nouveaux morceaux piège littéralement le groupe qui s’interdit par exemple de tenter sur scène un nouveau morceau comme « After glow » qui aurait permis de rêver encore aux ambiances de transe pour laquelle le groupe a un tel potentiel.

    Il y a quelques temps, une euphorie gagnait une mailing liste animée par des programmateurs de salles de concerts membres du réseau national de la Fédurok à la perspective d’une tournée automnale des Foals. Les espoirs déchantaient vite quand la (grosse) boite de prod’ française du groupe annonçait finalement peu de réponses favorables, puisqu’elle privilégie des salles en location avec des promoteurs privés locaux (Transbordeur à Lyon, Splendid à Lille) plutôt que de diffuser le groupe dans des lieux animés par des équipes de passionnés de musique. Compte tenu de la musique tiédie, fadasse et taillée pour plaire plus large qui s’annonce avec ce deuxième disque, cette stratégie de tournée, à finalité uniquement commerciale, n’est donc pas très surprenante. Foals était jadis un groupe génial, qui avait su panacher des rythmes frénétiques et ambiances oniriques, un peu comme Long Fin Killie à la fin des 90s ; c’est désormais un produit générique de tête de gondole prochainement en tournée promotionnelle. Mauvaise pioche.

    A la sortie du concert parisien, de jeunes fans tempèrent la déception par des paroles d’espoir : « Il faudra juger le nouvel album… dans sa totalité ». Peut-être, mais la totale déception est déjà là. Forever ?

    Autres chronique sur ce concert : Fab (Sound of violence), Charline Blanchard,

    Tracklist concert du Trabendo 15/04/10
    Total Life Forever
    Cassius
    Olympic Airways
    Miami (?)
    Balloons
    Blue Blood
    This Orient
    Spanish Sahara
    Red Socks Pugie
    Electric Bloom
    The French Open
    Two Steps, Twice

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